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Danse

Febre 2007. Cie Membros Brésil

Mardi 7 octobre 2008 - 20h30 | Grande Salle | Tarif E

Durée : 1h00

IllustrationPIÈCE POUR 6 DANSEURS
CRÉATION ET DIRECTION : PAULO AZEVEDO ET TAIS VIEIRA
CHORÉGRAPHIE : TAIS VIEIRA
BANDE SONORE : PAULO AZEVEDO
MUSIQUES : JEAN-SÉBASTIEN BACH, CHICO BUARQUE, FACCAI CENTRAL, JORGE ARAGAO, EXTRAITS DE FUNKY
LUMIÈRES ET RÉGIE : JOSÉ MARTINS
SCÉNOGRAPHIE : DELPHINE LANCELLE

FEBRE (fièvre en brésilien) : montée anormale de la température constante du corps, parfois accompagnée de divers désordres, d’un état de malaise global et qui constitue une réponse de l’organisme à une agression, en général de caractère infectieux. D’un point de vue politique, état de tension, d’agitation, d’un individu ou d’un groupe.

FEBRE, la dernière création de la Compagnie Membros originaire de Macaé au Brésil, est la seconde partie d’une trilogie sur la violence commencée avec RAIO X, plongée au coeur de l’univers carcéral.
FEBRE propose d’explorer la nature symbolique de la violence et questionne les différents degrés d’agitation, de fièvre ou de convulsion sociale.
En dialoguant avec les cultures brésiliennes, FEBRE donne une autre lecture du corps et du Hip Hop comme instrument politique et réflexion sur le monde.
La bande son est composée d’auteurs classiques, de musique populaire brésilienne et de Funk carioca, musique des quartiers populaires de Rio.
Abreuvant leur Hip Hop de danse contemporaine ou de Capoeira, art martial brésilien par excellence, Membros dénoncent les douleurs du monde et décident, puisqu’il semble impossible de les guérir, de les danser : cri d’amour, de désespoir, de révolte et de passion, la danse traduit avec le corps ce que les mots ne parviennent plus à exprimer. Virtuosité technique du choc viril des corps propre à Membros, les danseurs nourrissent leur art dans un spectacle où sonorité des quartiers populaires de Rio côtoient Rap et Musique classique. Avant MEDO (qui signifie la peur), clôture de la trilogie prévue en 2009, FEBRE dénonce les effets collatéraux d’une mondialisation que le Brésil apprivoise, montre l’esthétique du chaos d’une société brésilienne qui ne se considère plus comme une victime des relations nord-sud, qui crie et exprime sa convulsion.
Le résultat est saisissant : une scène en perpétuelle effervescence où les corps, le mouvement, la lumière, l’interaction audiovisuelle s’entrechoquent, pour emmener le public au coeur des maux de cette société décrite par Membros.

A DÉCOUVRIR ABSOLUMENT.

+ PERFORMANCES « MEIO FIO » SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 OCTOBRE. Meio Fio est un court spectacle de 25 minutes. Travail déroutant par sa violence et son énergie à fleur de peau, Meio Fio est un concentré de pure énergie, une aisance physique qui envoie les corps contre le mur, au sol à la fois très poétique et sensible.

Kubilaï Khan Investigations

Jeudi 6 et vendredi 7 novembre 2008 à 20h30 | Grande Salle | Tarif D Tarif jeune (-26 ans, en individuel) : 8 euros

Répétition gratuite ouverte aux scolaires vendredi 7 novembre à 14h.
Tout public dès 6 ans.
Durée : 1h.

IllustrationDans le cadre du Festival Musiques Volantes

Geografía - Création 2008
Pièce pour 10 interprètes

Direction artistique : Frank MICHELETTI
Musique Live : Groupe Kafka
Scénographie et lumières : Ivan MATHIS
Régie générale, direction technique : Pierre VIGNA
Régie son : Laurent SAUSSOL
Administration : Cathy CHAHINE
Production, diffusion : Cécile MIELE

Danseurs : Idio SIMIAO, Francisco CHICHAVA, Eva KLIMACKOVA, Eun Young LEE, Franck MICHELETTI, Kajsa Karolina SANDSTRÖM, Yeojin YUN

Musiciens : Guillaume MAZARD (basse/guitare/mandoline/looper), Rémi FARAUT (batterie/métalophone), Rémi AURINE-BELLOC (guitare)

Emmenée par Frank Michelletti, la Compagnie Kubilaï Khan Investigations poursuit et termine sa résidence à l’Arsenal. Après "Constellations" proposé en ouverture de la saison 07-08, la réputation des Kubilaï Khan et de leurs créations n’est plus à faire. Dans leur nouvelle création à l’Arsenal (qui est présentée en Première Mondiale à la Biennale de la Danse de Lyon 2008, en septembre), on retrouve la délicate alchimie de gestes simples, étranges, techniques et poétiques sur fond d’échanges artistiques pluridisciplinaires.

La question centrale de cette pièce est la place des uns aux autres, les places qu’on s’autorise par rapport aux autres, la conscience et la perception qu’on a de ses places, comment on joue dans la place des autres, etc.

IllustrationA partir de ces identités et de ces corps différents, ceux des danseurs (cinq danseurs, tous venus d’ailleurs et la plupart faisant leurs premiers pas avec la compagnie : suédois, mozambicain, slovaque, coréen), mais aussi ceux des musiciens, Frank Micheletti crée une chorégraphie de la rencontre et de l’échange, dont le but n’est pas de construire un langage commun, mais de trouver, à partir de toutes ces langues différentes, de corps, de musiques ou d’écriture chorégraphique, des liaisons, des résonances les unes dans les autres. La danse devient le moyen de relayer, de transmettre, d’être un soutien, un contrepoint à l’écriture de l’autre.

La musique, traitée comme une autre écriture, également live, entre complètement dans cette mise en mouvement multidirectionnelle. L’univers post rock de Kafka envahit la scène et devient un élément essentiel de la chorégraphie.

Soirée découverte du tango

Jeudi 27 novembre 2008 à 19h | Orangerie | Entrée libre, sur réservation

Cette soirée débutera à 19h par une initiation pratique au tango animée par Jacques Boulay et Marie-Françoise Adam.

Cette initiation sera suivie à 20h30 d'une conférence autour du tango animée par le sociologue Christophe Apprill.

Enfin à 21h30 une practica permettra de s'essayer au tango.

Métamorphoses

Vendredi 9 janvier 2009 à 20h30 | Grande Salle | Tarif C Tarif jeune (-26 ans, en individuel) : 8 euros

Tout public dès 12 ans.
Durée : 1h15.
Répétition gratuite ouverte aux scolaires le vendredi 9 janvier 2009.

IllustrationPièce pour 16 danseurs.

Frédéric FLAMAND - Humberto et Fernando CAMPANA
Ballet National de Marseille

Concept artistique : Frédéric FLAMAND
Chorégraphie : Frédéric FLAMAND et les danseurs du Ballet National de Marseille
Production, design et costumes : Humberto et Fernando CAMPANA
Réalisation scénographique : Ralf NONN
Réalisation des costumes : Aurélia LYON, Nicole MURRU
Conseiller artistique : Bernard DEGROOTE
Conseiller musical : George VAN DAM
Musiciens sur scène : George VAN DAM (violon), Yukata OYA (percussions), Michaël WEILACHER (piano)
Assistants chorégraphiques : Cristina DIAS, Hayo DAVID
Création lumières : Frédéric FLAMAND et Ralf NONN
Images : Fabiano SPANO
Equipe technique : Jean-Christophe AUBERT, Rémi D’APOLITO, Frédéric DURU, Frédéric GRANGER, Michaël HACHE, Yann PARDON, René PAUTOU

L’Arsenal connaît bien Frédéric Flamand, souvent accueilli pour présenter ses créations depuis 20 ans dont les deux dernières, Silent Collisions et La Cité radieuse. Frédéric Flamand aborde la danse contemporaine en prônant le décloisonnement des techniques et en favorisant le dialogue entre danse classique et contemporaine. L’artiste mêle dans ses spectacles des disciplines artistiques aussi variées que l’architecture et l’audiovisuel.

Après ses nombreuses collaborations avec des architectes de renom – Diller + Scofidio, Jean Nouvel, Thom Mayne, Zaha Hadid, Dominique Perrault – Frédéric Flamand entraîne le Ballet national de Marseille et ses danseurs sur les terres du design en permettant aux frères Humberto et Fernando Campana, brésiliens d’origine, la signature de leur première scénographie et de leurs premiers costumes de scène. Leurs formes hybrides, leur magnification de matériaux pauvres et recyclés ont défini un nouveau concept de design qui les a rendus célèbres dans le monde entier. Ils sont les interlocuteurs rêvés pour aborder le thème de la métamorphose, inspiré de l’œuvre monumentale d’Ovide, poème mythologique sans doute le plus significatif de la littérature issue de la Rome antique.
Neuf mythes sur deux cent quarante-six ont été sélectionnés par Frédéric Flamand, qui s’immerge avec ses deux complices dans l’imaginaire fantastique d’Ovide pour mieux analyser en quoi ces métamorphoses peuvent renvoyer à nos mythes contemporains. Jeux infinis de métaphores et d’hybridations à partir de quelques mythes, dieux et figures emblématiques : Phaéton, Persée et la Méduse, Pégase, Diane et Actéon, Narcisse, Pallas et Arachné, Médée et ses filtres de jouvence...
Autant de figures qui renvoient au culte du moi, à la fragilité de nos systèmes technologiques, à notre rêve de jeunesse éternelle, à la profusion d’images qui brouillent le regard. En réponse, la chorégraphie de Frédéric Flamand redonne sa place au corps réel : les danseurs manipulent sur scène des accessoires suspendus à des élastiques, à de grands cercles en plastique, les costumes exaltent leur silhouette grâce à une succession de tubes en plastique reliés par un tuyau d’arrosage ou d’aspirateur mis en torsion autour des corps, des scratchs noirs qui s’arrachent pour découvrir la chair. Une pratique du recyclage chère aux deux frères Campana, qui transcendent avec un talent fou des matériaux pauvres qu’ils récupèrent, déforment et associent à des matières plus nobles.
Une façon de repenser la mémoire du corps dans un brillant aller-retour entre mythologie et monde actuel.

La belle danse en Lorraine au XVIIIe siècle

Dimanche 18 janvier 2009 à 16h
Séances scolaires (de 8 à 14 ans) : lundi 19 janvier 2009 à 10h et 14h | Salle de l'Esplanade | Jeune public en famille : 8 euros/enfant et 12 euros/adulte Séances scolaires : 6 euros/enfant Réservation indispensable au 03 87 74 16 16

Tout public dès 8 ans.
Durée : 1h00.

IllustrationLe Concert Lorrain
Direction artistique : Anne-Catherine Bucher
Danse : Cecilia Gracio Moura

Pierre Rameau, maître de danse français du XVIIIe siècle en disait : "Elle est fille de l'harmonie et inventée pour le plaisir, Elle est pour quelque chose dans l'éducation des hommes, Elle fait partie des exercices quotidiens du corps qui servent à former la jeunesse, Elle contribue à la magnificence des spectacles, Elle donne la Grâce aux avantages que nous recevons de la Nature."

Ce programme dansé met en scène un petit ensemble d’instrumentistes et un couple de danseurs en costumes du XVIIIe siècle. Il permet de comprendre ce qu’étaient les réjouissances à la Cour de Lorraine qui, comme dans les autres provinces et dans les autres pays d’Europe, souhaitait reproduire les fastes du Roi Soleil. Le Concert Lorrain poursuit ses recherches sur le patrimoine avec ces musiques à danser et leurs chorégraphies baroques.

L’organisation de la Musique à la Cour de Lorraine ne diffère de celle à la Cour de France que par ses dimensions plus réduites. Henry Desmarest nommé surintendant de la Musique en 1708 est chargé entre autres par le Duc de former un ensemble d’instrumentistes qui jouera pour les bals donnés à la Cour.
La danse joue dans la vie de cour un rôle capital. Cet art est reconnu par Louis XIV "comme l’un des plus honnêtes et des plus nécessaires à former le corps et à lui donner les premières et les plus naturelles dispositions" La "Belle danse" associée aux manières de la Cour est alors la référence de l’excellence dans toute l’Europe au XVIIIe siècle.

Dominique Bagouet

Samedi 24 janvier 2009 - 20h30 | Grande Salle | Tarif C

Durée : 1h45 + ENTRACTE

JOURS ÉTRANGES + SO SCHNELL ! 1990
BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE

IllustrationSO SCHNELL, PIÈCE POUR 12 DANSEURS
CHORÉGRAPHIE : DOMINIQUE BAGOUET
MUSIQUE : JEAN-SÉBASTIEN BACH
COMPOSITEUR ÉLECTRO-ACOUSTIQUE : LAURENT GACHET
RESPONSABLE ARTISTIQUE : OLIVIA GRANDVILLE
ASSISTANTS : SYLVIE GIRON ET JEAN-CHARLES DI ZAZZO
SCÉNOGRAPHIE : CHRISTINE LE MOIGNE
COSTUMES : DOMINIQUE FABRÈGUE
LUMIÈRES : MANUEL BERNARD

JOURS ÉTRANGES, PIÈCE POUR 6 DANSEURS
CHORÉGRAPHIE : DOMINIQUE BAGOUET
MUSIQUE : THE DOORS – EXTRAITS DE STRANGE DAYS
RESPONSABLE ARTISTIQUE : OLIVIA GRANDVILLE
ASSISTANTS : SYLVIE GIRON ET JEAN-CHARLES DI ZAZZO
LUMIÈRES : SERGE DÉES

BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE
DIRECTEUR GÉNÉRAL : JEAN-MARIE BLANCHARD
DIRECTEUR DU BALLET : PHILIPPE COHEN
PARTENAIRE DU BALLET DU GRAND THÉÂTRE
DE GENÈVE : UBS
AVEC L’ACCORD DES CARNETS BAGOUET

Dominique Bagouet considérait la danse contemporaine comme un « véritable théâtre de l’acte dansé ». Il a transformé et vivifié le paysage de la danse en France, avec une incessante remise en question du geste chorégraphique, installant un dialogue novateur avec la musique, avec les arts plastiques et le théâtre en particulier. En Juillet 1990, Dominique Bagouet « secoue » les normes chorégraphiques en imaginant Jours étranges sur la musique de Strange Days des Doors. Dans une mise en scène « pop », le chorégraphe évoque l’adolescence, ses émotions, ses maladresses, sa nonchalance. Une danse qui se déhanche sur des rythmes endiablés et psychédéliques, six danseurs en situation d’improvisation qui détaillent les seventies dans un décor de concerts rock : chaos délibéré où dérive involontaire, l’écriture chorégraphique de Jours étranges permet à Dominique Bagouet d’exprimer son désir d’une danse incandescente, de révolte, source d’une nouvelle génération de chorégraphes et d’interprètes. Jamais présentée du vivant de Bagouet dans une version finalisée, Jours étranges est généralement proposée en première partie de la pièce So schnell.

Empruntant son titre à la Cantate BWV 26 de Jean-Sébastien Bach, perturbée par des sons d’une machine industrielle de bonneterie, So Schnell explore l’euphorie physique de la vitesse qui défie l’espacetemps : un aréopage de douze danseurs en pantalons, jupettes, teeshirts et baskets aux couleurs criardes déferlent sur le plateau, créant des motifs spatiaux mathématiquement calculés, où chaque interprète demeure soliste. Une oeuvre majeure, qui fait vibrer les sens et dit la joie presque subversive de danser.

En présentant deux pièces emblématiques de Dominique Bagouet, l’Arsenal donne l’occasion de porter un regard sur deux oeuvres que tout semble opposer au niveau du style. Et pourtant… Ces deux bijoux du chorégraphe trop tôt disparu portent en eux le sens brillant de la composition et l’inventivité du vocabulaire chorégraphique de Bagouet : l’urgence et la vulnérabilité de la vie. Le 9 décembre 1992, Dominique Bagouet s’éteignait en laissant « en héritage un ange en fond de scène et quelques enfants devenus chorégraphes. »

L’Arsenal souhaite lui rendre hommage à l’occasion de cette saison anniversaire.

Blanche Neige - Angelin Preljocaj

Jeudi 5 et vendredi 6 mars 2009 à 20h30.
Attention changement de date ! La représentation du samedi 7 mars est avancée au jeudi 5 mars.
| Grande Salle | Tarif B

Durée : 1h50

IllustrationCREATION 2008
PIÈCE POUR 26 DANSEURS
CHORÉGRAPHIE : ANGELIN PRELJOCAJ
MUSIQUE : GUSTAV MAHLER
MUSIQUE ADDITIONNELLE : 79 D
COSTUMES : JEAN-PAUL GAULTIER
DÉCORS : THIERRY LEPROUST
LUMIÈRE : PATRICK RIOU

Habitué de l’Arsenal, Angelin Preljocaj est l’un des grands chorégraphes de sa génération. Dès l’ouverture de la salle messine, il a été invité à présenter ses pièces, à inaugurer une politique de création chorégraphique à l’Arsenal avec Noces dans le cadre d’une mission danse, ancêtre des résidences de création dans les années 90.
Angelin Preljocaj, né en France de parents albanais, a construit une oeuvre saluée par la critique, aimée du public. Le chorégraphe a fait ses classes dans un conservatoire de quartier en région parisienne, apprenant les rudiments de la danse classique avant de découvrir la danse contemporaine avec Karin Waehner à la Schola Cantorum de Bâle. « C’est elle qui m’a fait prendre conscience qu’on pouvait inventer des formes nouvelles. Entre l’idée d’une chose et la chose, il y a un pas à franchir. Elle m’a conduit à le faire ».
Fort de cette révélation, il peaufine son apprentissage auprès du grand Merce Cunningham, avec en tête, toujours, cette double présence de l’esprit et du corps. Mais Preljocaj se défend d’intellectualiser son propos chorégraphique, « Je suis un instinctif. L’émotion doit venir de la forme. Un mouvement n’est pas plus beau qu’un autre, c’est son articulation dans un ensemble, sa résonance par rapport à un autre qui crée l’intérêt... ».
Chorégraphe installé à Aix-en-Provence depuis 1996, il ne cesse de sillonner le monde, invité à créer pour les plus grandes troupes, comme celle du New York City Ballet ou de l’Opéra de Paris. Il créera Blanche-Neige en septembre 2008 à la Biennale de Lyon, avant de reprendre l’oeuvre dans une tournée qui débutera à l’automne au Théâtre de Chaillot
« J’aime alterner les styles. Après avoir signé avec Eldorado une pièce abstraite, j’avais envie de revisiter le conte de fées, genre qui a inspiré les grands classiques du XIXe siècle ».

Le chorégraphe a choisi une musique de Mahler pour mettre sur pied cette « tragédie féerique ». Un ballet que le public attend avec impatience, Angelin Preljocaj réunit pour Blanche Neige vingt-six danseurs de sa compagnie pour créer un grand ballet contemporain. Dans la lignée des oeuvres majeures du répertoire telles Cendrillon, La Belle au bois dormant ou La Sylphide, inscrites dans la mémoire collective de la danse, le chorégraphe propose un rêve autour de la légende de Blanche Neige, mis en costume par Jean-Paul Gaultier, à l’aide d’un univers scénographique baroque et merveilleux, sur une dramaturgie musicale comprenant les plus belles pages des symphonies de Mahler. Preljocaj, en s’appropriant la fable, réinvente généralement un monde. Ce fût le cas de Roméo et Juliette présenté également à l’Arsenal avec le succès que l’on sait. Artificier des corps célébré dans le monde entier, il était impensable de construire la saison chorégraphique du 20e anniversaire de l’Arsenal sans Angelin Preljocaj.

Semaine Hip Hop

Du mercredi 15 au dimanche 19 avril 2009 | 3 euros

Inscriptions auprès de Gilles Fouquet, Action éducative
Tél. : +33 (0)3 87 39 92 00
E-mail : gfouquet@arsenal.mairie-metz.fr

IllustrationEn 20 ans, la vocation de l'Arsenal pour la danse ne s'est jamais démentie. Les résidences, les spectacles de danse contemporaine proposés témoignent de l'intérêt porté aux formes nouvelles, et tout particulièrement cette année au Hip Hop.

Durant une semaine, la culture Hip Hop prend ses quartiers à l'Arsenal, en partenariat avec l'association bOOm BaP. Spectacles, battle, stages de danse, graffiti, slam, beat box, vidéos-documentaires ou exposition de photographies, c'est tout un pan des cultures urbaines qui est présenté, s'adressant à tous, curieux d'approfondir, de débattre, de s'interroger sur ces pratiques. Les artistes invités proposeront des temps d'échanges sur leur mouvement, sur sa représentation dans la ville. Une semaine, le temps de créer des passerelles, de bousculer les frontières et de s'éloigner des clichés.

Mouvement né à la fin des années 1960 dans le Bronx, dans un environnement de tensions raciales, sociales et politiques, le Hip Hop était le mode d'expression privilégié des communautés minoritaires, proposant une alternative créative pacifique au sentiment d'exclusion et à la violence ambiante générée par les gangs. L'économie de moyens mis en oeuvre (la rue et les parcs comme scènes et lieux d'exposition, l'improvisation orale, la reprise de musique, etc.) a poussé la culture Hip Hop vers d'autres territoires. Aujourd'hui, le Hip Hop, associé aux cultures urbaines combine toutes les formes esthétiques, redéfinissant sans cesse sa trajectoire.

IllustrationLes spectacles de danse
Aux côtés de la scène locale invitée lors de ces deux soirées de danse, deux compagnies, Hors Série et Käfig, représentent la scène chorégraphique actuelle Hip Hop.

Graffiti
Discipline incontournable de ce mouvement, l'intérêt du graffiti suscite beaucoup de débats tant par son aspect parfois illégal que par son aspect artistique. Pendant cette semaine, des artistes graffeurs habilleront l'Arsenal.

Human Beat Box
Pratique musicale par la bouche, il s'agit d'imiter les sons des boîtes à rythmes, du scratch, du sample, du breakbeat...

Vidéos
Projection du documentaire de Valérie Urréa Hors-les-murs, qui retrace six mois de répétitions d'une comédie musicale Hip Hop, destinée au cinéma, réunissant les meilleurs danseurs-chorégraphes et musiciens du moment. ...HIPHOPISTAN, documentaire de Cigdem Akbay réalisatrice turque témoigne du mouvement Hip Hop à Istanbul aujourd'hui. Un documentaire qui a été présenté dans plusieurs festivals internationaux.

Conférence
Projet Historique, "Une histoire du Hip Hop en France". Proposé par la Zulu Nation France (Dee Nasty, Gone, Hondo), le concept de conférence musicale mélange les deux vecteurs centraux du Hip Hop depuis plus de 30 ans : l'art et le sens. Les morceaux seront illustrés par des images d'époque et animé par DJ Gone. En collaboration avec la Maison du Hip Hop (Paris), lieu ressource de rencontre, d'échange et de recherche autour des arts représentatifs du mouvement et de la culture Hip Hop.

IllustrationScène musicale et poétique
Slam et musique pour présenter la scène locale.

Exposition photos
Homard Payette avec des photographies de danseurs lors de différentes battles.

Battle
Compétition de danse Hip Hop ouverte à huit équipes qui se défieront dans les règles de l'art. Battle animée par Dj Cléon. Le jury sera composé de membres d'Aktuel force (Gabin Nuissier, Karima) et de Phax (spécialiste du slowmotion, Suède). Le maître de cérémonie sera Rashdi.

SEKEL

Jeudi 16 avril 2009 - 20:30 | Grande Salle | Tarif E

Durée : 1h10

IllustrationHAMID BEN MAHI-CIE HORS SÉRIE

Dans le cadre de la Semaine du Hip Hop

DIRECTION ARTISTIQUE : HAMID BEN MAHI
PIÈCE POUR 6 DANSEURS
LUMIÈRE : ANTOINE AUGER
SON : NICOLAS BARILLOT
ACCESSOIRES : MARC VALLADON
INSTALLATION VIDÉO : ALAIN UNTERNEHR
DÉCOR VIDÉO EN COLLABORATION AVEC ELAN FILMS

Après avoir pris la parole dans Chronic(s), l’envie d’Hamid Ben Mahi est de la donner à des danseurs ayant un vécu similaire. De cette manière, il ne cherche pas à inventer un style de danse, mais plutôt respecter les différents styles de chacun. Le danseur est un porteur de message : sa vie, sa réalité sont les matériaux malléables de sa propre expression. Hamid Ben Mahi vient à la source : savoir qui l’on est et pourquoi l’on danse. Pour lui, le Hip Hop doit bouleverser les règles, prendre des risques, aller au-delà de la simple illustration musicale. C’est une rencontre avec des danseurs Hip Hop. Un processus de recherche, d’évolution permanente. Les expériences passées servent l’évolution d’un milieu, poussent au dépassement des limites actuelles. La technicité ne suffit plus : il faut aller ailleurs, offrir au spectateur des pistes de réflexions nouvelles, afin de changer les clichés encore valable aujourd’hui d’une certaine jeunesse et d’une « certaine » banlieue.

Tricôté

Samedi 18 avril 2009 à 20h30. | Grande Salle | Tarif E

Durée : 1h05

IllustrationMourad MERZOUKI - Compagnie Käfig

Dans le cadre de la Semaine du Hip Hop

Pièce pour 5 danseurs
Direction artistique et chorégraphie : Mourad MERZOUKI
Assistant du chorégraphe : Kader BELMOKTAR
Musique et voix : AS'N
Arrangements musicaux : Serge FOLIE - Studio Albedo
Textes : AS'N, Olivier BORLE
Lumières : Yoann TIVOLI
Scénographie : Benjamin LEBRETON
Costumes : Béatrice VERMANDE

Parce que les coulisses d'un spectacle sont interdites au public, parce qu'elles intriguent, le chorégraphe Mourad MERZOUKI détricote la représentation pour mieux tricoter l'envers du décor. De l'audition aux représentations en passant par les répétitions, c'est maille par maille que l'histoire du processus de conception est présentée dans cette dernière création. Vitesse, précision, virtuosité acrobatique qui rivalisent dans des figures absolument bluffantes, participent de cette jubilation propre à la danse Hip Hop. La rapidité vertigineuse de l'exécution des gestes témoigne de la grande maîtrise technique exigée par cette culture urbaine. En moins de dix ans, la compagnie Käfig et son directeur artistique Mourad MERZOUKI ont agité l'univers de la danse et du Hip Hop en particulier. Fusionnant les genres, il conçoit un répertoire toujours sensible et ouvert. Provoquer, détourner et renouveler le langage du Hip Hop, tel est l'art de MERZOUKI qui expose avec cette pièce les coulisses sous toutes les coutures pour découvrir de fil en aiguille la réalisation d'un spectacle "tricôté" sur mesure ! Après Corps est graphique et Terrain vague, présentés au cours des dernières saisons, l'Arsenal a souhaité proposer, pour ses 20 ans, la dernière pièce de cette compagnie, figure emblématique de la danse nouvelle.

Entracte Josef Nadj

Mercredi 29 avril 2009 à 20h30. | Grande Salle | Tarif C

Durée : 1h05.

IllustrationCENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL D’ORLÉANS

CHORÉGRAPHIE ET SCÉNOGRAPHIE JOSEF NADJ - COMPOSITION MUSICALE AKOSH SZELEVÉNYI CRÉATION LUMIÈRE RÉMI NICOLAS ASSISTÉ DE LIONEL COLET - MISE EN SON JEAN-PHILIPPE DUPONT CONSTRUCTEURS DÉCORS ET OBJETS SCÉNIQUES OLIVIER BERTHEL, CLÉMENT DIRAT, JULIEN FLEUREAU, JULIEN BROCHARD - DÉCORATRICE JACQUELINE BOSSON - COSTUMES FRANÇOISE YAPO ASSISTÉE DE KARIN WEHNER - DIRECTION TECHNIQUE SÉBASTIEN DUPONT - ÉQUIPE TECHNIQUE EN TOURNÉE : RÉGIE GÉNÉRALE ET SON/RETOUR STEVEN LE CORRE - RÉGIE SON-FACE JEAN-PHILIPPE DUPONT - RÉGIE LUMIÈRE LIONEL COLET - RÉGIE PLATEAU ALEXANDRE DE MONTE - DANSEURS IVAN FATJO, PETER GEMZA, CÉCILE LOYER, JOSEF NADJ - MUSICIENS ROBERT BENKO, ERIC BROCHARD, GILDAS ETEVENARD, AKOSH SZELEVÉNYI

L’Arsenal a déjà accueilli à quelques reprises Josef Nadj, aujourd’hui à la tête du Centre Chorégraphique national d’Orléans. Cette saison 2008-2009 est l’occasion pour le chorégraphe de retrouver l’Arsenal et d’y présenter sa nouvelle création Entracte. Josej Nadj avait habitué le public à l’immersion dans l’oeuvre de ses écrivains fétiches tels Bruno Schulz, Jorge-Luis Borgès, Franz Kafka, Raymond Roussel ou bien encore Henri Michaux.

Le territoire sur lequel Josef Nadj a choisi de s’aventurer pour sa nouvelle création est celui de l’une des oeuvres fondatrices de la civilisation et de la sagesse chinoises, à la fois mode de pensée, vision du monde et de la vie. Il s’agit du Yi King ou Livre des transformations – ouvrage composite et collectif qui s’est élaboré au cours des siècles.

Le Yi King est constitué de soixante-quatre hexagrammes. Il propose une représentation globale et structurée de l’univers, gouverné par le principe d’un changement perpétuel. Josef Nadj s’inspire dans cette pièce des commentaires de chacun des soixante-quatre hexagrammes pour imaginer soixantequatre micro-événements en son et en image.

Entracte réunit sur scène un double quatuor : quatre musiciens et quatre danseurs (dont Josef Nadj lui-même) se partagent l’espace, pendant que deux pains de glace fondent devant le spectateur. Composée parallèlement à la partition chorégraphique, la musique d’Akosh Szelevényi en est aussi le coeur, ce que symbolise bien la position des musiciens placés au milieu de la scène.

« Pour montrer l’état d’incessant changement de toutes choses en son contraire, Nadj manipule divers objets et matières - une meule à moudre, de la poudre jaune, du bois dont il tire de la sciure - (…) Derrière des panneaux translucides, deux danseurs, l’un en noir, l’autre en blanc, semblent échanger leur tête : identité des contraires. Une des danseuses, comme saisie par la raideur cadavérique, est portée sur l’épaule de Nadj avant qu’il ne la pose sur des tréteaux pour en faire une sorte de table humaine. La musique est proprement idéogrammatique avec ses résonances de bois frappé qui rappellent le maniement des jetons et baguettes dans ce qu’on nomme là-bas le Livre des divinations. Les quatre interprètes sont un temps rangés dans une structure de bois à l’intérieur de laquelle ils multiplient des figures figées. Il s’agit sans doute de reproduire une à une les soixante-quatre hexagrammes du Yi King. Autre temps fort, lorsque Josef Nadj soulève sa partenaire à partir des aisselles avant de lui plonger les pieds dans un seau de peinture rouge. Il la soulève de nouveau et use des orteils de la danseuse comme d’un pinceau pour calligraphier un idéogramme éphémère. Avec Entracte, le chorégraphe s’avance peut-être encore plus loin dans la mise en gestes d’une pensée profonde au sein de laquelle il fait intervenir la part sacrée de l’aléa et du hasard. » Muriel Steinmetz, Des idéogrammes qui dansent / L’Humanité 1er avril 2008.


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