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Metz Magazine
Mai 2012
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On se perd en hypothèses sur l'origine du nom de la rue, peut-être fait-il allusion à son escarpement...
La maison n°20, avec sa tour carrée et son portail, est tout à fait remarquable. C'est celle qu'habita Valentin Bousch, le maître verrier qui réalisa, au début du XVIe siècle, les superbes vitraux Renaissance du transept droit et du choeur de la cathédrale.
La
maison n°10 possède, encastrée dans la façade
entre les fenêtres du deuxième étage, une effigie
du Graouilly.
Entre les maisons n°4 et 6 s'ouvre un passage, appelé autrefois rue des Bordeaux, pluriel du mot que l'on devine..., qui rejoint la rue des Jardins et se prolonge par la rue Glatigny, anciennement rue Galante...
Le bâtiment le plus remarquable de la rue est le grenier de Chèvremont qui domine les Hauts-de-Sainte-Croix de sa masse. C'est un vaste édifice de cinq étages, divisés chacun en trois ou quatre vaisseaux de sept travées.

Grenier de Chèvremont
Les plafonds reposent sur des colonnes et des arcades massives en pierre. Les façades sont percées de fenêtres rectangulaires, couronnées de créneaux. Il a été construit en 1457, mais en 1536, un puissant contrefort a été rajouté dans la rue Chèvremont pour le soutenir (la date y est gravée).
Ce bâtiment était un grenier à blé ; il en existait trois à Metz, au Moyen Age. On y emmagasinait les impôts en blé perçus par la République Messine, sur les villages du pays messin.
Ce bâtiment a servi de grenier jusqu'en 1870. Aujourd'hui, il est intégré dans les Musées de la Cour d'Or et accueille, au rez-de-chaussée, la statuaire religieuse médiévale.
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